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Questions courantes

Comment expliquer l’engouement actuel pour la sylvothérapie ? De quand d’ailleurs date cette pratique ?

La Sylvothérapie est parfois perçue comme une mode récente. En réalité, elle plonge ses racines dans des pratiques ancestrales. En Occident, ces savoirs ont été oubliés, ils remontent à la culture druidique. En Asie, par contre, enlacer un arbre est une pratique courante associée à la traditionnelle gymnastique énergétique, le Qi Gong et le Tai Chi Chuan. C'est vers 1980, au Japon qu'une actualisation de ces pratiques s'appuyant sur des études scientifiques va trouver ses lettres de noblesse sous le nom de Shinrin Yoku littéralement Bain de Forêt. C'est sous ce nom que l'ouvrage du docteur Qing Li détaille l'influence physiologique sur le corps humain des molécules actives émises par les arbres. Cette pratique est, aujourd'hui, officiellement reconnue par l'office national de santé Japonais. La Sylvothérapie se développe également aux Etats unis grâce entre autre à Amos Clifford. Elle s'installe en France seulement depuis quelques années malgré sa description par Georges Plaisance, forestier Français,  en 1985 dans son livre "Forêt et santé".
L'engouement pour les marches en forêt, pour le contact à l'arbre... correspond à deux phénomènes : d'une part, l'intérêt croissant pour les médecines alternatives et d'autre part le besoin, dans un monde en accélération, de renouer des liens organiques et sensuels avec le végétal, de ralentir et oser le silence pour échapper au stress. De plus, les révélations des découvertes scientifiques de ces 20 dernières années concernant la communication et l'intelligence des arbres popularisées par le best seller de Peter Wolben "La vie secrète des arbres" accentuent le phénomène.


En quoi ce besoin de retour à la nature est-il révélateur de notre société selon vous ?

Nous nous projetons avec plus ou moins d'enthousiasme et une bonne part d'addiction dans un futur tout-technologique mais nous observons avec tristesse la destruction d'une nature dont nous savons au fond de nous qu'elle est le berceau et le moteur de la vie. De plus en plus de personnes vivent en ville subissant son stress et ses pollutions. Face à ces phénomènes, les scientifiques comme Ernst Zürcher (Les arbres entre visible et invisible) parle d'un nouveau syndrome de manque de nature. La sylvothérapie ou le Bain de forêt s'avère donc un excellent remède aux excès de notre existence moderne.
 

En quoi enlacer un arbre peut-il avoir des bénéfices sur le plan émotionnel et physique ?

En sylvothérapie, ces deux plans sont reliés par une action fondamentale sur le stress. Il a été démontré que les Bains de forêt font diminuer le taux de cortisol qui est l'hormone du stress or les médecins sont unanimes sur le fait que le corps se défend beaucoup mieux lorsque l'esprit est apaisé.
Sur le plan purement émotionnel, il est indéniable que les arbres nous apportent cette notion de reliance avec nos racines profondes, avec la douceur de ce que les indiens appellent la terre mère. Des études ont démontré que la simple vue d'un arbre depuis une chambre d'hôpital favorise la récupération des patients.
Cette disposition psychologique favorise l'assimilation par le corps des bienfaits chimiques et électromagnétiques apportés par les arbres.  Ainsi nous constatons une meilleure assimilation de l'oxygène, un rééquilibrage des charges éléctriques cellulaires, une augmentation des cellules tueuses qui défendent notre organisme.


Y-a-t-il des arbres à privilégier pour pratiquer la sylvothérapie ?

Il est important de choisir un arbre sain, qui ne présente pas de symptôme de maladie ou de stress lui-même. Ensuite nous choisirons des arbres adaptés aux effets recherchés. Chaque espèce a ses particularités. Par exemple, les résineux sont plutôt tonifiants et actifs face aux maladies pulmonaires. De nombreux arbres émettent des phytoncides aux propriétés antibactériennes. Le chêne ou le charme apportent en même temps la force et le calme mais on se méfiera, en l'absence d'un expert, du noyer ou de l'if dont la puissante chimie n'est pas inoffensive.

L’effet de la sylvothérapie est-il immédiat ? Faut-il pratiquer régulièrement cette activité pour en ressentir les effets ?

On peut mesurer des effets à partir de deux heures de pratique. Néanmoins nous incitons notre public à s'approprier les conseils que nous leur donnons pour entretenir cette démarche dans la durée pour avoir des effets plus importants. Ainsi la formule découverte que Patricia Chatelain et moi-même animons pour les Sources de Caudalie est une forme d'initiation en plus d'être un moment de détente. Les clients peuvent poursuivre l'expérience par eux-mêmes lors de la visite du parcours artistique de la "Forêt des Sens" proposé après le repas gastronomique forestier. L'idéal consiste en une pratique de 2 à 4 heure par semaine actualisées régulièrement par une séance accompagnée par un professionel.

Vous avez développé un concept nommé « arbrasson », des sculptures dans le bois qui chantent sous la simple caresse de la main. Peut-on aussi imaginer que les arbres émettent des sons (ou des ondes) qui nous font du bien ?

C'est plus qu'une hypothèse mais une découverte scientifique récente qui a mis en évidence des émissions sonores par les arbres qui leur permettent de s'identifier entre espèces. Les fréquences de mes sculptures sonores Arbrasson sont très proches de celles des arbres. Est-ce pour cette raison que nous constatons autant d'effets sur notre public ? Je ne saurais l'affirmer mais de nombreuses expériences autour du soin et en milieu hospitalier  ont démontré le pouvoir apaisant de ces sons.
Nous ponctuons parfois un bain de forêt par ce que nous nommons une séance de Sylvophonie : Un massage sonore d'Arbrasson.
 

La sylvothérapie fonctionne-t-elle seulement lorsque nous sommes plongés dans l’atmosphère bienveillante d’une forêt, ou enlacer un arbre en pleine ville a-t-il les mêmes effets bénéfiques sur notre santé ?
 
En ville il manque l'humus qui est très riche et euphorisant. Mais allez voir le plus vieux cèdre de France au Jardin des plantes de Paris. Au petit matin, vous avez des chances d'y rencontrer un vieux monsieur chinois qui vient se ressourcer auprès de lui par la fameuse posture de l'arbre.
Même si une véritable immersion en forêt est préférable à bien des égards, partout où ils sont plantés, les arbres sont généreux et bienfaisants.


Pensez-vous que nous ayons déjà trouvé tout ce que peuvent nous apporter les arbres, ou reste-t-il selon vous des choses à découvrir ?

Non, nous n'en sommes qu'au début. Il faut encore ouvrir nos consciences et poursuivre parallèlement les investigations scientifiques qui sont très récentes concernant les arbres et en pleine explosion. Nous allons de découverte en découverte tout en expliquant des savoirs anciens considérés jusqu'alors comme des superstitions (Cf E. Zurcher).

Y a-t-il d’autres lieux (que Caudalie) ou ateliers (en France), où l’on peut suivre vos ateliers de sylvothérapie ?

Les bains de forêt de Caudalie représentent les conditions idéales pour une initiation à la sylvothérapie. De plus l'écrin Art et Nature de la "Forêt des Sens" créé par le chateau Smith Haut Lafitte ajoute une dimension culturelle au parcours dans lequel sont installées certaines de mes oeuvres parmi celles d'autres artistes renommés. Néanmoins, l'association Angeli Primitivi qui soutient les projets arborescents et artistique de Patricia et des Arbrasson propose des séjours plus longs et plus complets dans diverses forêts puissantes. Nous pouvons également organiser pour des groupes constitués, entreprise ou association, des week end avec bivouac perché dans les arbres ou des séjours méditation et botanique.  Pour les particuliers proche de Bordeaux, quelques dates sont également visibles sur notre page web ou F.B. Angeli Primitivi et Arbrasson.

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